“ Je suis désolé(e) mon amour…” : cela ne suffit pas pour être pardonné(e)

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Les mots ont dépassé ma pensée. Je t’aime et aucune dispute, si forte soit-elle, ne pourra m’enlever cela.

Cependant, je tenais à m’excuser auprès de toi pour avoir été trop loin dans mes propos. J’espère que tu ne doutes pas que je ne pensais rien de ce que je t’ai dit.

Pardonne-moi, mon amour, au nom de tous les moments irremplaçables que nous avons vécus ensemble depuis tant d’années, au nom de tout ce que nous avons construit : notre couple, notre famille, notre harmonie.

Si tu savais ce que je regrette de ne pas avoir su me maîtriser… Une fois encore, je t’aime et souhaite de tout mon cœur que nous pourrons effacer ce noir épisode.

Ce modèle de lettre d’excuse suite à une dispute de couple, introduit bien notre sujet qui soutient l’importance de la sincérité des excuses pour se faire pardonner et à rétablir la relation. De simples mots d’amour ne suffisent pas, ce qui compte c’est l’intention qu’il y a derrière.

Introduction :

Plusieurs décennies de recherche ont montré l’avantage de la  présentation des excuses sur l’efficacité du pardon et sur la  réduction de la colère et de l’agressivité dans les relations de couples (Bennett & Earwaker, 1994; Darby & Schlenker, 1982; Exline, Deshe, & Holeman, 2007). En effet, la colère est une émotion négative qui influence notre jugement et nos prises de décisions, ce qui a un impact sur la relation de couple ; ceci est clairement explicité dans  l’article « La colère : un raisonnement hâtif ou réfléchi ? ».  D’autres théories (Day & Ross, 2011; Scher & Darley, 1997; Schmitt, Gollwitzer, Forster, et Montada, 2004; Schumann & Ross, 2010) ont démontré l’influence du contenu spécifique des excuses sur l’efficacité du pardon. Cependant, ces études ne prennent pas en compte le type de relation qu’a le couple, par exemple si le couple considère sa relation comme étant satisfaisante ou pas.

C’est justement, ce que Karina Schumann («The effects of attributions of intent and apology on forgiveness: When saying sorry may not help the story », 2012) essaye d’étudier. Son principal objectif d’étude est de déterminer si l’influence des excuses sur le pardon dépend ou pas de la qualité de la relation au sein du couple.

Cependant, d’autres recherches suggèrent que les personnes qui sont assez satisfaits de leurs relations amoureuses sont plus disposés à pardonner leurs partenaires (Allemand, Amberg, Zimprich, et Fincham, 2007; Finkel, Rushbult, Kumashiro, et Hannon, 2002; Kearns et Fincham, 2005; McCullough et al, 1998;. Molden & Finkel, 2010). En effet, ces études suggèrent que le lien entre la qualité de la relation et le pardon est robuste.

D’autres recherches antérieures ont démontré que d’autres excuses que les gens identifient comme étant sincères ont plus de succès à accroître la réconciliation que des excuses considérés comme moins sincères (Hatcher, 2011; Ressuscite et Gilovich, 2007; Tomlinson, Dineen, et Lewicki, 2004; Zechmeister, Garcia, Romero, et Vas, 2004). Cela suggère, que la sincérité de l’excuse est importante pour la  réparation de la relation et l’amélioration du sentiment de bien être (Miller 2011).  Notons que l’article « Excuse-moi, je l’ai fait exprès ! », parle également de la sincérité des excuses : ils ont montré que le fait de s’excuser pouvait ou non faciliter le pardon, en fonction du degrés d’intention que la victime impute aux transgresseurs. En effet, la notion du pardon est au centre du maintien de l’harmonie des relations humaines.

Les couples ayant des relations satisfaisantes présenteraient des pensées, sentiments et comportements plus positives envers leurs partenaires (Margolin et Wampold, 1981 ; McNulty, 2010). Selon, Gottman  et Levenson (1992) l’inverse serait observée pour les couples moins satisfaits.

Cette idée correspond à l’hypothèse de recherche de notre article élaborée par Karina Schumann (2012) : Un aspect important de la relation de couple, comme par exemple la satisfaction dans la relation, influencerait-il le fait de s’excuser et par conséquent d’être capable de pardonner ? Elle veut examiner si les excuses vont promouvoir différemment le pardon en fonction du type de relation amoureuse, c’est-à-dire satisfaisante ou moins satisfaisante.

Dans la présente étude, l’auteur (K. Schumann, 2012) a évalué si les individus dans les relations plus satisfaisantes considèrent l’excuse de leur partenaire comme étant plus sincère quel que soit le contenu de l’excuse et si la sincérité à son tour prédit bien la volonté de pardonner. Il est également concevable que la gravité des propos vexants varie systématiquement avec  la perception de la satisfaction dans la relation conjugale et que cette association influence les réponses aux excuses.

Cette étude nous a permis d’établir un lien avec le cours de cognition donné par Monsieur Klein, dans lequel on parle de la formation d’impression. On a mis en relation cette notion avec la perception de la sincérité de l’excuse. En effet, lorsqu’on fait connaissance d’un partenaire potentiel et qu’on met en place une impression positive de lui, nous idéalisons notre relation future et permettons ainsi le développement d’une relation amoureuse réelle et satisfaisante. Ainsi, comme nous l’avons vu au cours, lorsque nous formons une première impression d’une personne – que cette impression soit positive ou négative – il est très difficile avec l’arrivée d’informations ultérieures, de changer cette impression première par après. Ceci suggère que  cette impression positive que nous avons de notre partenaire fait que nous percevons ses excuses comme sincères – même dans le cas où il n’est peut être pas très sincère – et cela influence notre degré d’acceptation de son excuse.

Déroulement de la recherche :

Dans une première phase les couples mariés ou vivant en concubinage ont évalué leur satisfaction de la relation. Il s’agit de 120 sujets (60 femmes et 60 hommes) ayant participé à la recherche.

Les participants ont du remplir un questionnaire avec une échelle d’estimation allant de 1 à 7 (pas du tout vrai à tout à fait vrai) pour estimer la qualité de leur relation. Les questions étaient de type « Je suis très content de ma relation amoureuse actuelle », « j’ai une relation très forte avec mon partenaire », « je ne pense pas que mon actuelle relation est réussie », « ma relation avec mon partenaire est très gratifiante ». Trois jours après le questionnaire, les participants ont été invités à remplir un journal quotidiennement, sur une période de 7 jours consécutifs où ils devaient signaler chaque jour les incidents négatifs, la gravité des propos vexants reçus, les atteintes et le nombre de pardons accordé, ainsi que le degré de résolution obtenue suite à ces événements.

Dans la deuxième phase de la recherche, l’auteur a examiné sur base de la qualité de la relation, l’association entre cette relation et la sincérité des excuses.
Puis, dans la troisième phase de recherche, elle a examiné si la satisfaction de la relation a été associée à la gravité des propos vexants.

Pour conclure, elle a essayé de tester si les associations observées entre la satisfaction de la relation conjugale, la perception de la sincérité des excuses et le pardon demeurent statistiquement significatives ou pas.

Résultats : 

En moyenne, les participants ont accepté de compléter le journal 6,67 jours des 7 jours possibles.  Les participants ont signalé avoir reçu des excuses pour 30,94% des propos vexants.

Voici les résultats que l’auteur a obtenus en fin de recherche, chez les couples ayant des relations satisfaisantes et moins satisfaisantes (cfr. Graphique 1). Il s’agit ici des différents éléments que l’on retrouve systématiquement dans l’excuse des participants. En effet, on constate que l’élément du remord revient très fréquemment, tandis que la demande pour le pardon est quasi nulle.

Graphique 1 : Les éléments inclus dans l’excuse.Image

1. La relation et la sincérité des excuses :

La satisfaction de la relation était positivement corrélée avec l’évaluation des participants de la sincérité de l’excuse. Bien que, la compréhension d’une excuse était positivement corrélée avec la sincérité d’une excuse, la satisfaction de la relation restait un prédicteur significatif de la sincérité d’une excuse.

Peu de temps après que l’atteinte ait été commise, les excuses sont plus efficaces pour augmenter le pardon en ce qui concerne les personnes qui sont très satisfaites de leur relation amoureuse. En effet, la satisfaction conjugale a été positivement associée à l’évaluation de la sincérité des excuses des victimes, qui à son tour prédit le pardon.

2. La satisfaction et la gravité des propos vexants :

La satisfaction de la relation était négativement corrélée avec les taux d’agressivité des propos vexants,  c’est  à dire plus on est satisfait dans la relation moins on est agressif et donc par conséquent on utilise moins de propos vexants.

3. Lien entre la satisfaction de la relation, la sincérité des excuses et le pardon :

Lorsqu’une excuse a été présenté, la satisfaction de la relation était positivement corrélée avec le pardon et inversement : lorsqu’une excuse était absente la satisfaction de la relation était négativement  corrélée  avec le pardon. C’est-à-dire, lorsque les victimes ont qualifié leur relation comme étant relativement élevée en terme de satisfaction, alors la présence d’une excuse était fortement corrélée avec le pardon.

Ceci revient à dire que, l’excuse est élément essentiel pour le pardon : lorsqu’il n’y avait pas d’excuses, les personnes très satisfaites de leurs relations n’étaient pas plus indulgentes avec leurs partenaires que les personnes qui étaient relativement moins satisfaites de leurs relations. Ce résultat suggère donc que, contrairement à l’hypothèse selon laquelle « l’amour signifie ne jamais avoir à dire qu’on est désolé »,  les transgresseurs ne tirent aucun bénéfice supplémentaire de leur partenaire quand ils sont très satisfaits de la relation à moins qu’ils s’excusent.

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Discussion :

Dans la présente étude, on a étudié l’influence des excuses sur le pardon et ceci quand les individus étaient plus ou moins satisfaits de leurs relations amoureuses.  Plusieurs conclusions peuvent être notées, suite à cette étude.

L’une des conclusions les plus importantes de cette étude est que la perception de la sincérité des excuses a recueilli  l’association entre la satisfaction de la relation et le pardon. Ce résultat se retrouve également dans des travaux antérieurs montrant que les individus dans des relations de qualité plus élevés sont plus susceptibles de percevoir le comportement de leurs partenaires d’une manière positive (Kearns & Fincham, 2005; McCullough et al, 1998;. Murray et Holmes, 1993).

Les évaluations de sincérité les plus élevées chez les personnes plus satisfaits n’ont pas autant été influencés par ce qui a été dit, mais plutôt par la façon dont les victimes ont interprété ce qui a été dit. Notons quand même qu’il y a quelques facteurs qui ont également influencé les évaluations de sincérité, comme par exemple l’intonation, le comportement non verbal, le comportement après l’excuse et les relations antérieures.

Le rôle important joué par la sincérité des excuses, nous montre qu’en général, cette variable pourrait être un facteur déterminant de l’efficacité des excuses. Par exemple, des recherches antérieures ont démontré que les excuses n’ont augmenté le pardon que lorsque les victimes ont perçu les atteintes comme étant involontaires (Struthers, Eaton, Santelli, Uchiyama, et Shirvani, 2008). Ceci nous mènerait à penser que la sincérité des excuses perçue serait la raison de cet effet, tels que les excuses pour les atteintes non intentionnels ont été jugés comme plus sincères que des excuses pour des atteintes intentionnelles. Bien que les théoriciens d’excuses immédiates – « early apology » – ont insisté sur l’importance de la sincérité des excuses perçue (Goffman, 1962; Searle, 1976; Tavuchis, 1991), cette variable est souvent omis dans la recherche sur l’efficacité des excuses. Les résultats de la présente étude indiquent que les jugements de sincérité doivent être plus fortement pris en compte dans les modèles de processus d’excuses.

Notons que la présente recherche met  l’accent sur les contextes dans lesquels les résolutions de conflit se font typiquement. La majorité des transgressions apparaissent entre les personnes ayant des antécédents d’interactions et des sentiments préexistants les uns envers les autres. Ces sentiments sont importants et doivent donc être inclus dans les modèles de processus excuses-pardon. Cette recherche étend les travaux antérieurs dans le domaine des relations en démontrant que les individus diffèrent dans leur satisfaction relationnelle et ceci en adoptant des styles de gestion des conflits différents et aussi en réagissant différemment à des stratégies de résolution des conflits, tels que des excuses (Gottman et Levenson, 1992), .

Finalement, les résultats actuels suggèrent que seuls les couples très satisfaits tirent des bénéfices du pardon à la suite des excuses. Des recherches antérieures ont démontré que les individus qui relâchent la colère interpersonnelle et pardonnent à ceux qui leur nuisent, tirent des bénéfices psychologiques et physiques : des exemples seraient moins de détresse psychologique, une satisfaction de vie plus longue et une meilleure santé mentale et physique (Toussaint, Williams, Musick, et Everson, 2001; Wilson, Milosevic, Carroll, Hart et Hibbard, 2008). Nous constatons donc, qu’il y a un grand nombre d’avantage pour la victime. Le pardon mènerait souvent à une résolution réussie d’un conflit interpersonnel, et favoriserait donc en fin de compte le bien-être de la relation (Fincham, 2009; McCullough, 2008).  Comme le soutient également l’article « Comment pouvons-nous distinguer les excuses sincères de celles qui ne le sont pas ? », le fait de répondre positivement aux excuses a tendance à améliorer notre position sociale et à renforcer notre estime personnelle.

En effet, lorsque la victime se trouve dans un contexte social, il lui est plus facile d’accepter les excuses plutôt que de les rejeter comme ceci est démontré dans le « modèle sociale victime-excuse-pardon » de Risen et Gilovich proposé par l’article : « Comment parvenons-nous à distinguer les excuses sincères de celles qui ne le sont pas ? ». Selon ce modèle, il est difficile de rejeter librement des excuses, ce qui n’est pas le cas lorsque la victime se trouve dans une relation de couple. Il est plus facile de rejeter une excuse lorsqu’on est dans une relation intime avec la personne, notamment comme suggèrent nos résultats, surtout dans des relations insatisfaisantes. De plus, une autre idée de ce même article stipule que depuis l’enfance on nous apprend à présenter des excuses ainsi qu’à les accepter lorsqu’elles viennent d’autrui. Nous sommes habitués à faire des excuses par politesse, la sincérité ne vient qu’au deuxième plan : lorsque la relation est plus intime et personnelle.

Limites

Notons que cette étude comporte également quelques limites.

Une première limite, serait le fait que les participants étaient généralement hautement satisfaits dans leur relation. Il serait donc intéressant d’examiner comment les excuses fonctionnent dans les couples très insatisfaits. Par exemple, les personnes qui sont très faiblement satisfaits de leur relation pourraient interpréter des excuses de leur partenaire comme étant très insincères et peut-être même manipulateurs. Ceci veut donc dire que les excuses pourraient être contre-productifs pour les couples extrêmement mécontents et ainsi diminuer au lieu d’augmenter les niveaux de pardon. Des recherches futures, avec un échantillon de couples très mécontents, sont donc nécessaires pour étudier cette question de recherche.

Une deuxième limite est le fait qu’il est possible, par exemple, que les individus deviennent plus satisfaits de leurs relations lorsque celles-ci suivent des résolutions positives au conflit (par exemple, les excuses des transgresseurs, le pardon des victimes). La satisfaction conjugale a été mesurée avant la collecte des entrées de journal, cependant, il est plus probable que des sentiments préexistants de satisfaction aient influencés les évaluations de la sincérité des excuses et du pardon dans la présente étude. Ce sens de l’influence est conforme aux théories antérieures sur le rôle causal joué par la qualité des relations dans la prédiction de pardon (Allemand et al, 2007; Kearns et Fincham, 2005;. McCullough et al, 1998).

Une dernière limite de cette étude est qu’il ya eu un délai entre le moment de l’atteinte et le moment où les participants ont rempli leurs constats journaliers, mais ces entrées ne se faisaient pas pendant la journée mais dans la soirée.  Ce retard a été inclut car il aurait été très intrusif que les participants écrivent dans le journal immédiatement après que l’atteinte ait été commise. A cause de ce retard, il est possible que les souvenirs des participants ou des évaluations des atteintes aient été modifiés par les événements qui se sont produits entre le moment de l’atteinte et le moment de leur constat journalier. Des futurs travaux sont donc nécessaires pour déterminer si les personnes réagissent différemment aux excuses immédiats, ou si ces différentes réponses apparaissent au fil du temps et que des interactions ultérieures se produisent.

Les recherches futures devraient également examiner si d’autres aspects de la qualité de la relation, comme par exemple l’engagement relationnel ou le rapprochement avec son partenaire,  pourraient eux aussi prédire les réponses aux excuses. En effet, la satisfaction conjugale, l’engagement et la proximité sont fortement corrélés entre eux et ont des associations similaires avec le pardon. (Gagné & Lydon, 2003). Il est donc possible que ces différentes variables influencent également les jugements de la sincérité d’excuses et, par conséquent, le pardon suivant les excuses.

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Lettre :

http://tempsreel.nouvelobs.com/abc-lettres/lettre-amour-apres-dispute/lettre-excuses/lettres-reconcialiation/amour.html

 Iconographie :

http://www.dreamstime.com/photos-images/dispute.html

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